dimanche 17 juin 2018

les règles émotion-elles





Sujet toujours un peu tabou : les règles. 
J'ai commencé a vous parler de mon essais, mon expérience avec le flux libre instinctif. 
Aujourd'hui je vais pas parler du comment du pourquoi des règles, mais plus de mon vécue avec elles et comment petit a petit je fais la paix avec elles. 

J'ai eu mes règles assez tôt. Un peu avant 11 ans, je n'y étais pas préparée, même si j'avais entendu un peu parlé d'elles... mais sans réellement m'en sentir concernée. 
Et puis elles sont arrivées, découverte par hasard sur les toilettes avec une panique qui monte... ou est ma maman?!!! 
J'étais seule , et je ne savais pas trop quoi faire, heureusement elle est arrivé peu après. Je m'en souviens encore, je rentrais du collège ce jour la, j'avais eu cours d'art plastique juste avant, et on était mercredi. 
Ma mère est arrivée peut après. Elle m'a montré ou était les serviettes hygiénique, et puis je me souvient plus trop du reste, a si j'avais pas envie de le dire a mon père. C'était un petit secret, entre maman et moi. 

Le petit secret, n'est pas resté secret longtemps, en tout cas pour mes compagnons de classe... Mes années collèges peuvent se résumé a pantalons tachés et sans cesses changé, chaises salies, et cours manqués. C'est ce que l'on peut appeler quand on est complètement déconnecté de son cycle : les joies d'être une femme. Ou la malédiction de EVE. 

C'est comme ça que j'ai commencé a les maudire , a les rejeter, à les diaboliser. Pour moi avoir mes règles ne se résumait qu'à : douleurs, pleurs, honte, douleurs ( oui je me répète), et handicap. 
Durant ces périodes de règles j'étais fatiguées, irritable, mal lunée, balourde, gonflée, maladroite, ... 

J'ai lutté quand même 18 ans contre mon propre corps, et il me l'a bien rendu. 
Aujourd'hui je me rends contre qu'en maudissant mes règles, je faisais souffrir une partie de moi, comme lorsque l'on met un caillou dans des engrenages qui fonctionnent parfaitement bien, et que avec ce petit caillou, on déséquilibre le mécanisme qui du coup casse l'harmonie de la machine. 
Je ne comprends que maintenant que j'ai pas accueilli les règles comme elles aurait du l'être, et en même temps on ne me l'a pas expliqué, ni permis. Et je me rend compte que je ne suis pas la seule dans ce cas. Et a lutter de plus en plus contre nos règles, ont se rends malade. 
Je me suis rendue malade, affaiblie, déprimé, mon corps a lutter tant d'années contre une douleur non comprise, non prise comme elle devait l'être, non exprimé, et très vite médicalisé pour l'arrêter. 

En fait , quand on y pense, c'est un peu comme un enfant. Si on passe son temps a ne pas l'écouter, il va commencer a taper du pied, crier, se rouler au sol, hurler encore plus fort, devenir tout rouge, irrité et impossible a calmer... Mes règles sont comme des enfants longtemps ignorés. 

Si on s'écoute, nos règles nous demande de ralentir, de se poser et reposer. De prendre du temps pour sentir notre corps. Comme un arbre en automne, notre corps se libère de se qui ne lui sert plus, pour faire la place a quelque chose de nouveau. Comme un serpent qui change de peau. 
Pendant mes règles, d'ailleurs, je suis souvent a fleur de peau, plus facilement sensible, plus souvent capable de pleurer pour des petites choses du quotidien ou d'habitude je n'y prête pas autant d'attention. Mon caractère Émotion- elle, prend tout son sens durant cette période là. 
la douleur ressenti, est en faite comme des vagues, ne forçant a mieux respirer, souffler, inspirer et expirer. Pleurer permet de libérer les tensions, les noeuds, c'est aussi un bon moyen de libérer des hormones apaisantes. 
Non ralentir au travail, me replier sur moi, dormir plus, et pleurer, crier, râler ne fait pas de moi une personne faible, incohérente , ou irrationnelle. 
Si on regarde les mammifères, les femelles vont saigner dans leur coin, elles se mettent un instant sur pause. Sont elles faible pour autant? 

Alors je m'essais a ne plus lutter, a m'écouter, a ralentir le temps d'une semaine. Oui je suis moins productive au travail, oui je fais la sieste le week-end, et je pleure facilement. Mais depuis que je m'écoute sans pression, mes douleurs sont moins vives, moins aigues. Elles sont là, mais comme une musique de fond. C'est assez rigolo d'ailleurs, quand on y pense, le rouge, en signalétique nous demande de ralentir, de nous arrêter. Et bien notre sang est notre signalétique a nous les femmes. A nous de le voir , a nous de l'écouter et suivre le code de notre corps... 

dimanche 10 juin 2018

defi rien de neuf, quoi de neuf?



Je reviens faire un point sur le mois de Mai et mon défi rien de neuf.. 
Je me suis fixer de beaucoup moins, voir pas du tout consommer des vêtements neuf et autres choses de ce genre en neuf. 
Donc en Mai j'ai refais la garde robe de mon loup et de moi même en achetant des vêtements de seconde main au magasin Ding Fring. Vous pouvez voir sur la photo que j'ai bien profité, robe, blouse, veste, et top. Les affaires pour loulou sont soit a laver, soit porté donc pas simple de faire des photos. Mais vous pouvez voir la super veste en jean Orchestra trouvé a 3 euros qui sera parfaite pour la rentrée de septembre, là elle est encore un peu grande. 

On a aussi consommé seconde main pour les livres. A Emaüs on trouve des livres pas cher et super bien pour les grands comme les petits. Certain livre comme celui de Bambi sont un peu abîmer, mais l'histoire est là , c'est ce qui compte! 

Je m'étais dis que les chaussures secondes mains, c'était pas top et que c'est une des rares choses que je prendrais neuve... Et bien c'est vrai que pour loulou. 
J'ai craqué sur cette paire de Kickers sur le site Vinted, et je suis pas du tout déçue. Ca se voit qu'elles ont été portée, mais elles sont encore portable pour quelques années. 

elles sont pas trop belles?!

Et vous, vous avez tenté l'expérience? 



samedi 9 juin 2018

Aimer son corps, lui offrir la liberté



Aujourd'hui j'ai envie de partager avec vous une expérience que je vis depuis quelque temps maintenant, celle du "no bra ". Etre sans soutien gorge en somme. 
C'est quelque chose que l'on s'autorise pas, en tout cas que JE ne m'autorisais pas. 
De mes 11 ans a mes 28 ans j'ai donc vécu ma vie de femme avec un soutif. 

Avec le recul je me rends compte du côté initiaque de la la chose: l'achat du premier soutien gorge entre mère et fille, ce moment qui marque le passage de l'enfant à l'adulte, de la petite fille à la femme. 
Mais pourquoi? Pourquoi on associe l'emprisonnement du corps avec le fait de devenir une femme? 
Est ce un reste du corset, de la crinoline, et autre enfermement du corps de la femme. Enfant libre dans son corps, femme prisonnière de ses devoirs? 

Un peu comme pour les règles ( voir mon article sur le flux instinctif ) c'est pour moi comme rendre le corps de la femme faible. 
Comme si en passant de l'enfant , a la femme nous avons perdu notre pouvoir. Pouvoir de continence pour les règles, et pouvoir de maintien pour notre poitrine. 
Alors oui, peut être que certaine poitrine volumineuse demande à être soutenue. Pour éviter le mal de dos, même si je suis plus ou moins convaincu que le problème n'est pas la poitrine en elle même , mais la façon dont on se tient. 

Quand on regarde vraiment les choses d'un point de vu naturel, notre corps fonctionne magnifiquement bien. Il ne fait pas de chose absurde, tout est orchestré de façon parfaite. 
Aussi, la poitrine est parfaite telle qu'elle est, avec son maintien naturelle , parfait combo entre la peau et les muscles. 

Alors est-ce plus par pudeur que l'on cache sa poitrine ainsi? Après tout c'est vrai qu'un téton qui pointe est très obscène... Sur une femme! 
Alors que la encore c'est normal et naturel. Aussi naturel que la chair de poule, d'ailleurs ça fonctionne de la même manière, les tétons pointes quand on a froid, quand on est excité ou quand on a une vive émotion. Que l'on soit homme ou femme. Personne n'échappe à cette règle. 

C'est une façon d'être féminine, sexy, jolie.... Comme si sans notre corps était peu plaisant , pas sensuel, pas féminin. C'est assez paradoxal d'ailleurs, on cache la vue du corps de la femme pleinement excité, avec un truc artificielle qui est censé rendre la femme plus attirante et excitante pour l'homme. il y a que moi qui trouve ça étrange?! 

Et puis, les filles, les nanas, Mesdames, avouez, une fois rentrée chez vous après une longue journée de travail, l'un des premier réflexe n'est il pas celui d'enlever son soutien gorge et prendre une grande bouffé d'oxygène comme si toute la journée on était restée en apnée? 


Après toute ces questions, j'ai fait le choix de dire aurevoir aux soutiens gorge. J'ai fait le choix de dire JE T'AIME a mon corps. C'est pas simple quand on a l'habitude de voir sa poitrine ronde, push up en avant , poitrine artificielle et " parfaite" . Se trouver là, avec un sein plus gros que l'autres, la poitrine en poire, un rien dégonflée ( merci la maternité!). Mais petit à petit j'ai appris à l'aimer. Je vais travailler ainsi, seins libre, sans me sentir honteuse de mon corps. 
Libéré son corps, c'est libéré son esprit aussi. 
S'en foutre des quand dira t'on. 

dimanche 3 juin 2018

mes débuts avec le flux libre instinctif


Ca fait un moment que je chemine vers plus de naturel, plus de simplicité , et surtout un retour à ma féminité. 
Et du coup il fallait bien qu'après les poils, le soutif, je questionne la question des règles. 

Alors déjà , depuis que mon fils est né, et le retour de mon cycle , j'ai abandonné les protections hygiéniques classique, pour passer au lavable. Plus écolo, plus réglo. 
Avec ça, j'ai pu constater plusieurs choses... déjà que contrairement à ma croyance sortie de je ne sais où, le sang ne s'écoule pas en continue. Mais par moment dans la journée. Et avec les serviettes lavables ( bien moins absorbantes que nana, always et autres) j'ai bien sentie ces moments d'évacuations au cours de la journée. 
J'ai aussi compris un peu mieux le fonctionnement de mon corps, et de mon intimité interieur par le biais de la cup. Et oui avec elle on a intérêt de savoir où est notre col de l'utérus pour bien placer la chose et éviter les fuites. 

De là, j'ai commencé à lire des articles et voir des vidéos de nana qui pratique le flux libre instinctif. Et en lisant les articles, je me suis dit: " chouette , ça a l'air hyper bien, et trop fastoche!" 
Oui trop fastoche... 

Bon moi , en toute franchise , je galère, mais vraiment. 
J'y crois à cette possibilité d'un jour réussir a me passer totalement de protection hygiénique. Mais depuis 2 cycles que je teste le flux libre instinctif, j'ai l'impression de voir mon fils dans l'apprentissage de la propreté il y a 3 ans. 
Mais en réalité c'est ça, je suis dans l'apprentissage de mon autonomie, et ma continence. Parce que oui, la femme est continente si elle sait qu'elle a ce pouvoir et si elle apprend à s'écouter. 

Alors comment je fais? 
Sachant que je travail, et que j'ai pas la possibilité d'aller au toilette quand je le désire. 
Je pratique surtout le week end, et la nuit. 

Les week end donc , je vire les protections, juste une culotte noire de préférence... et ma tenue. Et j'essais d'être a 100% connectée a mon bas ventre, mon utérus, ma paroie vaginale.. pour sentir quand le flux est sur le point de se libérer, pour ensuite l'évacuer au toilette. 
Un peu comme un enfant a qui on retire la couche et qui doit sentir le moment ou il a envie et bien calculer pour éviter de se faire dessus. 
J'ai eu des ratés en deux coup de test, c'est je pense normale. On n'y arrive pas tout de suite, même si dans certaines vidéos les filles ont l'air de gérer dès le premier cycle. 
C'est possible, mais ça arrive de foiré. Moi je te le dis! 

Je pense que c'est un apprentissage sur la durée. Il faut vraiment être sereine avec ça. Et une fuite n'est pas un échec. Sinon nous aurions jamais été propre, n'est ce pas? 

Je reviendrais dans quelques cycles vous dire où j'en suis et si enfin je suis libre de ne plus porter de protections. 


dimanche 13 mai 2018

femme a poils, petit retour d'expérience


Mi janvier 2018, j'ai commencé a me questionner sur l'épilation, je vous en ai fais part d'ailleurs ici
Avoir des poils a cette période de l'année n'était pas compliquée. 

Maintenant que le beau temps est arrivé, qu'en est il? 


Mes jambes


Et bien comme vous le voyez , ou pas, j'ai les jambes poilues. Enfin... je suis pas épilé depuis 3 mois , et de loin, ça se voit pas. 
Je suis donc sortie les poils a l'air libre , en robe sans complexe pour aller bronzer avec des copines qui elles s’épilent mais qui n'ont pas été choquée, amusée oui, mais sans plus. 
En même temps, je suis pas si poilue que ça finalement, les années de lourdes épilations on diminuer fortement ma toison. 

zoom sur le poils

Comme vous pouvez le constater, même de prêt c'est pas choquant. Ce n'est pas dégoutant , ni masculin. C'est juste des poils. Et c'est quelque chose d'intime, donc très peu de personne son ammener a regarder mes poils de prêt. Et dans notre société nombriliste, les gens ont autre chose a regarde que mes jambes ou mes aisselles. 
Pourtant je vais m'épiler encore, pas tout, pas tout le temps... les jambes surtout. Bien que ça ne soit pas moche, choquant ou autre, je préféré mes jambes sans poils, ma peau semble plus sèche avec les poils, ça donne un aspect peau de croco que j'aime pas. Surtout au niveau des genoux. 

Mais je sais aujourd'hui que si j'épile mes jambes , c'est surtout et avant tout pour moi, parce que c'est ainsi que je m'aime , et non pour correspondre à un critère de beauté. Je sais aussi que je ne vais pas partir a la chasse aux poils tous les 15 jours, je peux sortir sans être épilée sans me sentir mal à l'aise, moche , ou pas féminine. 

Et qu'en est t'il du reste du corps? 


aisselles non épilée depuis mi janvier 

Et bien mes aisselles je les aime au naturel. J'entretiens pour éviter qu'elles concurrence mes cheveux, mais elles sont bien comme ça. Je suis pas toute la journée les bras en l'air, donc c'est pas gênant. Niveau odeur , sincèrement avec mon déo fait maison et naturelle ça va , je n'empeste pas tout l'open space au travail. d'ailleurs personnes n'a vraiment remarqué que je m'épile pas. Et je trouve en rien que cela fasse négligée. Même avec une petite robe. 

Pour le pubis, je vais continuer a épiler se qui dépasse de la culotte, ça je trouve ça pas charmant du tout. Le reste ne me dérange pas, bien au contraire. Je pense que revenir en arrière est compliqué, un pubis épiler intégralement je trouve ça pas du tout sexy. Pas femme, mais très et trop enfant. 

Bref , je fais a ma sauce, comme je me sens, j'entretiens, mais je me prends plus la tête avec ça. C'est tellement intime que de toute façon personne ne voit, et je ne parle pas que du pubis. Il y a que dans les pubs que les gens s'embrasse a tout bout de champs les aisselles, ou dans l'intimité. Dans le quotidien personne n'y prête attention. 

D'ailleurs , petite anecdote: J'ai un petit garçon de 5 ans maintenant, curieux de tout. La dernière fois j'épilais mes jambes , et il m'a demandé pourquoi je faisais ça, limite choqué. 
Donc en réalité c'est vraiment une question d'éducation et de formatage. Si les hommes et les femmes n'étais pas sans cesses exposés a des images de femmes lisses comme Barbie, ça ne poserait question a personne. 

Et vous, vous en pensez quoi? 




samedi 12 mai 2018

Défi du moment: rien de neuf



Depuis quelque temps, je me pose pas mal de question sur ma façon de consommer. Il faut dire que je suis plutôt compulsive en terme d'achat... Et pas très consciente. 

J'ai eu envie de changer cela, et d'enfin agir en suivant mes vraies valeurs. Et donc je me suis fixé un défi: celui de ne plus rien acheter de neuf. Pas facile, mais j'ai envie de m'y mettre vraiment. 

Alors voici les règles: 


  • pas de vêtements neufs ( sauf les sous vêtements)
  • pas de décorations neuves ( privilégier le DIY)
  • pas Electroménager neuf 
  • pas de livres neufs
  • pas de bijoux, ou accessoires maroquineries neufs
les exceptions sont : les chaussures, les sous vêtements , et les matières premières qui ne peuvent être trouvées de secondes mains. 

l'objectif étant de faire des économies, ne plus dépendre des grosses entreprises, apprécier les objets tels qu'ils sont, ne pas gaspiller, encourager ma créativité. 

j'ai déjà commencer a trouver des endroits où consommer malin et conscient. Des friperies pas loin de chez moi, le réseau de l'application geev, les relais et associations, emaeus, ... 

Je vous ferais un petit topo d'ici un mois sur le comment je gère ( ou pas) le défi , et vous partager mes astuces. 

Et vous, me suivez vous dans ce défi? 


jeudi 10 mai 2018

de l'angoisse au TCA, mon témoignage


Ca fait un moment que je pense a faire cet article... et que je repousse. J’écris, j'efface... Je pleure, je stress, je me sens prête , et puis plus du tout... 
Encore maintenant j'écris sans savoir si je vais enfin appuyer sur le bouton " publier". 

C'est pas simple de mettre des mots sur des maux. Surtout ceux là... Pas facile d'expliquer l'inexplicable. De sortir la chose que l'on essaie d'enfouir, de cacher, de nier... 
Pas simple quand nous même on ne sait pas pourquoi, comment. 

Je vais essayer, ça sera très brouillon. Mais ça sera ce que c'est réellement, pas construit, pas clair, pas logique. 

Je ne serais plus vraiment dire quand cela à commencé. Mais déjà enfant j'étais une fillette angoissée. Et quand un trop grand stress était présent en moi, automatiquement mon corps comme pour se soulager, se tordait de douleur jusqu'au vomissement. Je pense que c'est comme ça que c'est venu... progressivement, partant d'un aspect naturelle de protection de mon corps, a quelque chose de compulsif, " maitrisé" , et destructeur. 

Je me souviens encore des nausées quand je devais me séparer de ma mère pour aller chez la nounou, une nounou qui était pas ma nounou habituelle. Stress, angoisse, boule au ventre, tristesse, peur, nausées, gargouillis, boule dans la gorge, larmes retenu, et puis vomissement, soulagement... et fatigue anesthésiante. 

J'ai " toujours" eu l'estomac fragile, j'avais facilement des gastros plus jeune. Même bébé parait il , j'avais souvent de fortes régurgitations. Vomir est un peu une seconde nature. 

Arrivée la fin du collège, ce qui était un simple réflexe naturel de mon corps, est devenu un peu plus, une sorte d’exécutoire. Une façon de me libérer de mes angoisses. Avec le début de la 3ème, le brevet, le choix d’orientation, la peur de ne pas y arriver, la peur d'y arriver... et venu doucement, perfidement , l'envie de soulager ce stress en trop. Et c'est a ce moment là que pour la première fois j'ai vomis. J'ai provoqué de moi même ce rejet. 
Quel soulagement d’éprouver cette fatigue, cet hébétement ou on ressent plus rien sauf la fatigue... 

Après la 3ème et mon brevet réussi, j'ai intégré un internat, pour faire des études qui me plaisaient. 
Mais qui m'angoissait. J'étais pas au niveau des autres ( une réalité ou juste un ressenti? Je ne sais pas) , je me sentais loin de ma famille, j'avais le stress permanent d'être en retard pour le train pour arriver a l'heure au cours du lundi, pareil le vendredi la peur de rater le train pour aller chez moi. C'est là que c'est vraiment installer ma boulimie vomitive. A l'internat. J'avais 15ans, 16 ans. 
C'était pas vraiment une histoire d'apparences, j'étais ni grosse , ni mince. Même si c'est vrai que je me suis toujours sentie en décalage avec mon corps de femme et mon esprit de petite fille. ( si bien que maintenant j'ai "ralenti" ma féminité au point d'être a l'inverse une femme coincée dans un corps de petite fille) 

Le cercle infernal c'est installé. L'angoisse venait, la boule au ventre, l'envie de pleurer de crier, et puis les vomissements forcés, avec le " bien être" qui arrivait ensuite. ce calme après la tempête émotive. 
Mais ensuite le vide , le gouffre était trop grand, trop présent. Rien dans le ventre, rien dans la tête, plus de ressenti, une trop grande anesthésie.. Alors pour combler, pour se remplir, se sentir a nouveau, j'ai mangé. Mangé sans écouter les limites, mangé a me rendre balourde, trop lourde, trop là, trop ... Et a sentir a nouveau la vie, l'angoisse, mon corps, ma tête, le stress, les autres autours, c'étais trop... Alors a nouveau je me suis faite vomir, pour retourner dans le silence de mon corps, le silence de la fatigue, la légèreté de l'esprit... 
Ce cercle infernal c'est inscrit en moi. C'était devenu la seule solution, la seule réponse. 
Ca a durer... longtemps... trop longtemps.

Maintenant je vais mieux. Même si les vomissements ne font plus partis de mon rythme de vie, ils sont encore présents, autrement. Trop de stress , d'angoisse, je "vomis " - rejette beaucoup de chose.

En parler est encore difficile , le sentiment de honte , et puis , l’anesthésie et le dénie masque encore beaucoup de chose.
Aujourd'hui je comprends mieux mes mécanismes , encore maintenant, trop de stress et les nausées sont là, trop d'émotions et l'envie de tout éjecter est là, trop de fatigue et l'envie de vie est là...
Mais je reconnais les signes, et je commence à devenir mature au niveau de ma gestion des émotions.
Je suis dans la bonne voie.

Je ne me relis pas, par peur de tout effacer, j'ai claquer les mots ici comme ils sont venus. Mon dernier " vomi" pour aller mieux et me libéré.
Un jour je me relirais, j'assumerais ce passé, sans me sentir sale et bête. Ce jour n'est pas encore là, mais il viendra. J'y travail. 

Mon témoignage ne fais peut être pas échos aux autres personnes souffrant ou ayant souffert de la boulimie vomitive. Ou peut être que si.
Les TCA ne sont pas forcement toujours liée à un idéal de minceur- maigreur, ça cache aussi un vrai mal être, une immaturité dans la gestion des émotions, une non connaissance de soit , et une façon de ne pas se confronter a soit.

Je ne sais pas vraiment comment finir cet article, mais je vous remercie de m'avoir lu.